Éliane Marguerite Guyot est née le 4 janvier 1939 au 19 bis rue Chaligny à Paris XII, à l'hôpital Saint Antoine, ( voir photo ci-dessous).
Elle a un frère, Daniel Gaston Guyot né en 1941 dans le même hôpital.
Leur mère, Blanche, habite alors 19 rue jules césar dans le quartier des Quinze-Vingt en 1939 et au 35 rue traversière à Paris en 1941. Leur père est inconnu.
génération 4

1939

Blanche naît le 24 septembre 1917 au 196 rue Saint Maur Paris X au domicile de l'infirmière Jeanne RATTON, 25 ans, et de La sage femme Hélène Poulain. Elles gèrent l'accouchement de Marguerite Marie-Jeanne COLLET épouse Guyot ( La même sage-femme qui a assisté l'accouchement de Jean Ferrat, un an auparavant ; voir note du livre "chant d'un survolté" ci-dessous ). Son père est absent, grande guerre.
Blanche est adoptée par la nation par jugement du tribunal civil de la Seine du 22 février 1922, ainsi que ses deux frères Maurice et Robert.
L'institution des pupilles de la Nation a été créée, à la fin de la Première Guerre mondiale, par la loi du 27 juillet 1917. Son but était d'apporter une protection morale et matérielle, jusqu’à leur majorité, aux nombreux orphelins de guerre et enfants de mutilés ou d'invalides.
En effet, Emile était invalide de guerre ( voir fiche matricule ) des suites d'un accident à Bernik le 24 décembre 1917, près de Monastir pendant la grande guerre, en 1917 ( année pendant laquelle il n'a pu être présent pour l'accouchement de sa femme ), lorsqu'il était au 1er RI coloniale en décembre 1917.
Robert est né le 4 janvier 1914 à Paris XIV au 123 boulevard port royal à la maternité ( voir descriptif en bas de page ), en effet les 3 hommes qui ont reconnu Robert étaient tous les 3 employés de la maternité en 1914. Émile et Marguerite habitaient alors 6 rue des saussaies à Paris VIII.
génération 4

1917

Emile Eugène Guyot est né le 15 novembre 1878 au 49 rue du faubourg saint jacques à Paris ( hôpital Cochin ou congrégation des sœurs de saint joseph de Cluny ). Sa mère, Alphonsine, était teinturière et son père, Anselme était grillager. Ils demeuraient au 25 rue du terrage à Paris XIV.
Il se marie une première fois avec Louise Bossu à Paris XI le 11 avril 1911. Ils habitent au 26 rue compans à Paris XIX et ils ont deux enfants Maurice né en 1910 et Robert né le 4 avril 1914. Les parents Anselme et Alphonsine habitent la même rue au 35.
Louise Bossu est née à Meaux en Seine et Marne le 8 décembre 1887, elle est fleuriste. Son père est décédé au moment du mariage, seule sa maman est présente, Élisa Zoé Bonnet, fleuriste également et réside à Nanterre.
Il se marie ensuite avec Marguerite Marie Jeanne Collet le 23 septembre 1916 à Paris XIX. Ils habitent au 17 rue Lally Tollendal à Paris quartier Villette au moins jusqu'en 1931. Maurice et Robert n'habitent plus avec eux à cette date ( cf recensement ci-dessous ) et Emile n'est plus plombier (e.compt).
Emile décède le 5 février 1949 à Villejuif.
génération 3

1878

Remarque:
Changement de nom GUIOT est devenu GUYOT sur l'acte de naissance d'Émile puis tout ce qu'il en suit.
Anselme Jean Baptiste GUIOT, grillageur, est né à Milly dans le département de la Meuse le 16 février 1848. Il se marie avec Alphonsine Véronique BOITEL qui est teinturière au moment du mariage. Elle est née à l'ilsle-Adam au nord de Paris ( en Seine et Oise ) le 16 mars 1842.
génération 2

1847

Jean Baptiste GUIOT est né en 1824. Il a 23 ans et est tisserand à la naissance de Anselme. Françoise GARRÉ, 32 ans, est vigneronne.
Ils résident au dit Milly.
génération 1

1847

Descriptif maternité port royal:
• Maternité de Port-Royal L'hospice de la Maternité, fondé en 1795, s'installe dans l'ancienne abbaye de Port-Royal supprimée puis transformée de 1793 à 1794 en lieu de détention sous le nom de prison de Portlibre ou encore prison de la Bourbe .
 
En 1795, la Convention restitue l'établissement et décrète sa mise à disposition de l'administration générale des hospices qui s'empresse de l'affecter aux enfants trouvés de moins de deux ans et à leurs nourrices hébergés depuis plusieurs mois dans les bâtiments du Val-de-Grâce, ainsi qu'aux femmes en fin de grossesse. Devenu le siège d'un service d'allaitement, il prend le nom de Maison de l'Allaitement. En juin 1814, le conseil général des hospices choisit de transférer les services d'accouchement de l'Oratoire ainsi que l'Ecole d'accouchement , dans la bâtisse de Port-Royal appelée dès lors Maternité.
La séparation géographique des deux sections « Allaitement » et « Accouchement » n'était pas sans poser nombre d'inconvénients. Par exemple, les femmes enceintes hospitalisées à la Bourbe se trouvaient dans l'obligation de traverser les jardins de Port-Royal et la rue d'Enfer avant de rejoindre la section « Accouchement ». D'où l'idée de procéder à la permutation des deux sections et leur autonomie respective . L’installation définitive de l'hospice et de l'école s'effectue le 1er octobre 1814 .
 
La Maternité abrite 328 lits réservés aux femmes en couches en 1840, contre 433 en 1820 et 500 en 1802 . L'établissement subit peu de transformations malgré l'ouverture en 1890, sur une partie de son domaine, de la clinique Baudelocque. En 1900, la Maternité gère 443 lits répartis en 283 lits pour femmes en couches et 160 berceaux . Rattaché à Cochin, l'établissement fait aujourd'hui partie du groupe hospitalier.
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