Généalogie Puissant

génération 10

1948

génération 9

FRATRIE

1920

Robert Puissant est né 1925. Il est le troisième d'un fratrie composé alors d'Émilienne, née en 1920 et d'Yvette née en 1924. Pétrus était camionneur en 1931, lorsqu'ils habitaient alors au 63 route de Frans à Villefranche sur Saône. C'est en 1927 que Louise est née.

En 1936, ils habitaient au 182 basses rues à Villefranche, Pétrus était toujours chauffeur dans l'entreprise Bourreau.

Lucien est né en 1927 à Villefranche comme tous ses autres frères et soeur, certainement en fin d'année et après Louise.

Louise est d'ailleurs manquante dans le recensement de 1936, à voir si elle est décédée entre les deux logements.

Présent dans la classe 1944 des conscrits de Villefranche alors qu'il avait 19 ans ( ils lui rendront hommage sur sa tombe en apposant une plaque funéraire pour mémoire ), il rencontre Violette Bonnet, peut être étaient ils voisins ou se sont-ils rencontrés autrement, les histoires pendant la guerre ne manquent pas. Violette est cependant enceinte de Danielle.

Au vu des antécédents militaires de la famille, Robert s'engage rapidement dans l'armée. Malgré les courriers envoyés de Violette et sans avoir le temps d'avoir trop d'explications sur leur situation de couple, Robert décède accidentellement à Feldkirch en Autriche le 20 avril 1949 à 24 ans.

Cette relation a certainement été un coup dur pour Robert Bonnet et Jenny Sonnery, les parents de Violette.

En savoir plus sur l'occupation Française des alliés en Autriche:

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2001-1-page-83.htm#no47

génération 8

FRATRIE

1894

Pétrus est né le 28 mars 1894 à Charnay, il est le fils de Vincent Puissant et Joséphine Verrière, propriétaires cultivateurs demeurant à Charnay. A leur mariage, Pétrus est mécanicien et Benoite sans profession.

Benoite GEORGES est née à Saint Marcel dans l'Ain le 30 janvier 1880, elles est la fille de François Georges, décédé à la date du mariage, et de Hélène Nesme sa veuve, ménagère et domicilié à Saint Maurice de Gourdans dans l'Ain. Elle a été veuve en première noces de Claude Treffort, décédé  le 24 octobre  1916 devant le fort de Vaux dans la Meuse " Mort pour la France".

Benoite réside au lieu dit Champ fleuri à Marcy sur Anse. Pétrus au lieu de Saint Christophe à Marcy.

Le grand frère de Pétrus, Philibert, est né le 20 novembre 1889 à Charnay et est cultivateur. Il se marie à Jeanne Marie Morin née le 20 novembre 1895 au Bois d'Oingt, sans profession, à Moiré le 24 septembre 1915. Ils résident au lieu dit Charmetton à Moiré.

Jeanne Marie est la fille de Étienne Morin, cultivateur et de Jeanne Marie Montangeron, ménagère, tous deux domiciliés à Moiré, lieu dit Charmetton.

De cette union est né Marius le 21 juillet 1916 à Moiré au hameau du Charmetton.

Caractéristiques de Philibert: 1m66 noir yeux bleus, incorporé 5.10.1910, disponibilité 25.09.1912, mobilisé 01.08.1914, 03:09:1914 blessé par balle au bras droit par balle à Rambervillé. Le 30 juillet 1915 proposé 50 % d'incapacité pour fracture humérus, ankylose du coude.
Le 17 mai 1916 se retire chez Rollet 337 Rue Paul Bert Lyon.
Le 8 décembre 1919 réformé définitif 30% pour raideur du membre inférieur droit et le 30 novembre 1937 sequelles de fractures du pubis

Il fait partie de la classe 1909, recruté au bureau de Lyon Nord, il part en campagne contre l'Allemagne du 3 août 1914 au 30 juillet 1915 avec le 5 RI coloniale. Blessé le 3 septembre 1914 par balles au brat droit  à Rambervilliers.

Explications d'un marsouin blessé le lendemain:

La mort d'un marsouin à l'été 1914

Eric Mansuy


Dès les premiers combats d’août 1914, les combattants français blessés ont l’occasion de faire l’expérience des vicissitudes d’évacuations qui s’avèrent plus ou moins aléatoires. Pour les soldats qui luttent dans les Vosges, et qui servent au sein de la 1ère Armée, il n’est pas rare, loin s’en faut, de monter dans un train vers une destination inconnue après avoir reçu des soins prodigués par les services de santé de l’unité (bataillon ou régiment), de la Division ou du Corps d’Armée. L’un de ces très nombreux blessés, un marsouin, est de ceux qui vont être évacués vers ces hôpitaux de l’arrière…

Léon P., soldat du 5e Régiment d’Infanterie Coloniale, âgé de 24 ans, a la chance de survivre au premier mois du conflit. Son unité, formant avec le 6e R.I.C. la Brigade Coloniale, est en effet terriblement éprouvée à Walscheid et Saint-Léon (les 19-20 août 1914), à Montigny (le 23 août), à Ménil et Anglemont (le 24 août), puis entre Saint-Benoît et le col de la Chipotte (à partir du 26 août) : au 1er septembre 1914, le régiment déplore déjà 117 tués.

Le 4 septembre 1914, le 5e Régiment d’Infanterie Coloniale s’établit à Larifontaine, au Nord-est de Jeanménil, et au Haut-des-Chênes. Sa mission est de tenir cette ligne de défense, à l’Est de Rambervillers. Larifontaine et le Haut-des-Chênes sont la cible d’un violent bombardement, au cours duquel le 5e R.I.C. subit des pertes élevées : en ce jour et le lendemain, 5 septembre, 6 officiers et près de 300 hommes sont mis hors de combat (1).


Hôpital auxiliaire n°8 de Vesoul dans les
locaux de l'Ecole Normale d'institutrices

Le soldat Léon P., grièvement blessé, est du nombre. Il est alors évacué sur l’Hôpital Auxiliaire n° 8 de Vesoul, qui se trouve dans les locaux de l’Ecole Normale d’Institutrices et offre une capacité d’accueil de 160 lits.

Louis Bodineau, qui avait demandé et obtenu un poste dans cet hôpital grâce au Comité central de la Croix-Rouge, a l’occasion de suivre et de décrire l’évolution – et la rapide dégradation – de l’état de santé de Léon P. Les lignes qui suivent sont tirées de sa thèse de médecine, Quelques observations de blessures de guerre recueillies à l’hôpital auxiliaire n°8 de Vesoul (1914-1915) (Paris, A. Maloine et Fils éditeurs, 1916, 96 pages).

Dans leur crudité, et à travers leur description de l’agonie d’un homme dans la fleur de l’âge, elles nous rappellent à la brutale réalité des combats, des blessures infligées ou subies, des souffrances endurées.

OBSERVATION XXIII

P., Léon, 5e régiment d’infanterie coloniale.
Entré le 5 septembre 1914.
Blessé le 4 septembre.

A été atteint par trois projectiles, éclats d’obus ou balles de shrapnell :
1° Séton de l’avant-bras droit, fracture du cubitus ;
2° Plaies pénétrantes abdominales :
Il existe à la base du thorax, du côté gauche, non loin de la ligne axillaire et en arrière d’elle, deux orifices recouverts d’une croûte noirâtre, un peu plus grands qu’une pièce d’un franc.

Au niveau du flanc droit, à peu près à égale distance entre la douzième côte et la crête iliaque, un orifice de dimensions un peu plus grandes.
A son entrée à l’hôpital, le blessé est dans un état de shock très prononcé : le faciès pâle, les yeux excavés, le pouls faible, hypotendu, à peine comptable, a des intermittences.
La ventre est tendu, douloureux.
Pas de selle, pas de gaz, pas de vomissements. Urines non sanglantes.
Le soir : température 39 degrés. Pouls 140.

Traitement. - Diète absolue. Position demi assise. Glace sur le ventre.
Sérum : 500 grammes. Huile camphrée. Caféine.
Opium : 0 gr. 10 par 0 gr. 01.

6 septembre. - Ballonnement du ventre localisé à la région sous-ombilicale.
Température 37°5. Pouls 120, sans intermittences.

7 septembre. - Le ballonnement du ventre, toujours localisé, semble un peu moins marqué. Le blessé dit avoir rendu quelques gaz.
Température 39 degrés. Pouls 120.
Même traitement, plus ½ centigramme de morphine la nuit.

8 septembre. – Ventre un peu plus souple, quelques gaz.
Température 39°2. Pouls 120, instable.
On donne au blessé un peu d’eau et du lait par cuillerées toutes les heures.

10 septembre. - Le ballonnement du ventre a totalement disparu, mais on perçoit à la palpation, dans le flanc gauche, une voussure allongée.
Température 39 degrés. Pouls 120, très mauvais.
La faiblesse du blessé est extrême.

Décédé le 12 septembre 1914.

(1) Le médecin aide-major Gautier, du 3e bataillon du 163e Régiment d’Infanterie, a consigné dans son carnet, ses souvenirs de ces quelques terribles journées. Son témoignage concernant la journée du 4 septembre apporte un intéressant éclairage sur les carences du service de santé au 5e R.I.C. :
« Le lendemain, 2 septembre [1914], nous occupons le plateau de Larifontaine, position désastreuse, tout à fait découverte. On a l’impression qu’on se meut dans le vague, et les conversations vont leur train. La situation générale n’est, paraît-il, pas bien bonne. […]
Le 3, nous attendons toujours des ordres, et les obus pleuvent. Peu d’action. Le soir venu, on retraite sur Jeanménil dans la plus grande confusion, fantassins, artilleurs, Génie, canons, voitures de toutes sortes.
Le 4 au matin, on réoccupe Larifontaine. […] Devant rester à mon P[oste de] S[secours] pour recevoir les blessés qui affluent, je confie notre commandant à un médecin du 5e régiment colonial qui a perdu son unité, avec ordre de le faire transporter le plus loin possible, au moins Housseras. Je suis très affairé, et la besogne est rude, quand l’ordre me parvient de me rendre à la ferme du Haut des Chênes : ce sont les avant-postes. […]. »

Sources:

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/la_mort_d_un_marsouin_a_l_ete_1914.html

génération 7

FRATRIE

1869

Vincent Puissant est né 1869 à Charnay à Ronzay chez Mr Papillon. Son pére Jean Pierre était vigneron à Charnay. Il se marie le 8 décembre 1888 à Charnay avec Joséphine Verrières. Il a aussi été domestique chez Bernaud St Jean des Vignes.

Lors de son incorporation : 1m 62 châtain yeux châtains en services auxiliaires pour petite claudication (La claudication intermittente est une crampe douloureuse de la jambe qui apparaît pendant la marche et est soulagée par le repos. Elle est causée par un flux sanguin insuffisant dans les muscles de la jambe, résultant d’une athérosclérose (dépôts graisseux restreignant le débit sanguin dans les artères).
mobilisé service armé 09:11:1914
8.03.1917 détaché à l'agriculture à Charnay
libéré 15.11.1918

 Il décède le 16 mars 1944 à Charnay à l'âge de 75 ans

Claude Puissant est né à Charnay le 30 octobre 1871 de Jean Pierre âgé alors de alors 33ans, vigneron au Morelon lieu des Crozettes à Charnay, et de Jeanne Marie Gendard, âgé de 38 ans, cultivatrice demeurant à Charnay. A leur mariage, Pétrus est mécanicien et Benoite sans profession.

Claude s'est marié à Lozanne le 14 avril  1898 avec Anne Marie Antoinette THOMAS. Puis une seconde fois à Alix le 16 août 1905 Louise Marie Aimé Lemière.

génération 6

FRATRIE

1840

Jean Pierre Puissant est né en 1839 à Sainte Paule le 3 juin 1839. Il était Vigneron Belmont. IL décède le 10 août 1886 à Belmont d'Azergues à l'âge de 48 ans.

L'ainée est Antoinette, qui est née en 1837 à Sainte Paule. Gabriel et Élisabeth résidaient à Sainte Paule avant d'emménager à Ternand.

Gabriel était vigneron.

Magdeleine Puissant est née à Ternand le 4 janvier 1853 et se marie à Chazay d'azergues le 15 janvier 1876 avec Aimé ROBERJOT. 

Lors du mariage, Gabriel et Elisabeth Puissant sont propriétaire cultivateur.

Jeanne Puissant est née à 6h du matin le 25 juin à la maison A.Victor à Ternand en 1840.

Marie Puissant est née à 10h du matin le 24 août 1842 dans sa maison également lieu dit A. Victor à Ternand.

Benoite Antoinette Puissant est née à une heure du matin le 20 août 1844 dans sa maison, lieu du plat à Ternand.

Nicolas Victor Puissant est né le 22 mars 1846 à 7h.

Pierre Puissant est né le 10 novembre 1850 à Ternand.

Jean Puissant est né le 9 janvier 1848 à 2h du matin à Ternand.

Étiennette est née le 11 décembre 1848 à 11 heures du matin dans son domicile à Ternand.

génération 5

FRATRIE

1809

Gabriel est né le 16 octobre 1809 et baptisé le 17 octobre 1809 à Saint jean la bussière, canton de Thizy dans le Rhône.

Son père est François Puissant, tisserand âgé de 36 ans et Claudine lièvre âgée de 37 ans.

Elizabeth Chardon  est née le 9 mars 1812 de Jean Marie Chardon, Propriétaire à Ternand et de Jeanne Marie Burdin décédée au moment du mariage de sa fille.

Elizabeth vie avec son père jusqu'au mariage.

 

Gabriel et Élizabeth se sont mariés le 19 septembre 1836 à Ternand. Gabriel est alors âgé de 27 ans, cultivateur, il demeure à Saint Didier au Mont D'or, il est également voltigeur au 54ème de ligne en longe illimité (Militaire), à Ternand.

Rappel historique:

L'infanterie de ligne - ou la ligne - désigne les unités d'infanterie classique, généralement des fusiliers, qui combattaient en formation en ligne et composaient les compagnies du centre d'un bataillon.

Le voltigeur était, à l’origine, un fantassin porté en première ligne par un cavalier qui le prenait en croupe (« infanterie volante »).

On parle à propos de ces hommes de lignards. L'intérêt du combat en ligne sur la colonne est double : d'une part, face à l'artillerie, un boulet prenant une colonne en enfilade peut causer la perte d'une quinzaine d'hommes, ce qui devient impossible face à une ligne ; d'autre part, pour le tir en ligne, toute la puissance de feu peut être employée simultanément. Ces unités sont équipées de mousquets ou encore, sous Napoléon, de baïonnettes amovibles afin de remplacer la baïonnette à bouchon qui, d'une part, ne s’enlevait plus et, d'autre part, empêchait le tir en obturant le canon de l'arme.

Les unités de ligne s'opposent aux voltigeurs et tirailleurs utilisés pour le harcèlement.

Nous sommes à cette époque sous un gouvernement de Louis Philippe 1er, dont le premier ministère était Louis Mathieu Molé.

Il est né le 16 octobre 1809 à Saint Jean La Bussière. il est le fils de François Puissant agé alors de  36 ans, tisserand à Saint Jean la bussière, et Claudine Lièvre agée de 37 ans, tous deux résidant en cette commune.

Elizabeth Chardon est âgée de 24 ans, elle est née à Ternand le 9 mars 1812 de Jean Marie Chardon, veuf de Jeanne Marie Burdin, il est propriétaire à Ternand ou il habite avec sa fille.

génération 4

FRATRIE