Né le 29 juillet 1892 - Chamelet

Décédé en avril 1944 - Flossenbourg, en Allemagne, à l'âge de 51 ans

Marié à Fayervis (territoire de Belfort) le 22 septembre 1919 avec Alice Pfaender (dans la marge avec Villefranche le 1er otobre 1920 )

Réside Au Cocon à Chamelet.

Il a participé à la grande guerre.

 

Histoire de sa déportation:

 

Sébastien Jean Marie Sonnery a été arrêté par les allemands le 19 décembre 1943, pour avoir alerté les membres du Maquis de l'Azergues du camp Desthieux ( fondé par Roger CHAVANET ) d'une rafle allemande. D'après les histoires relatées, lorsque les allemands l'ont questionné, il a refusé de dire ou étaient les résistants. En effet, le cocon était aussi l'endroit ou sa famille résidait.

Il est ensuite emmené à la prison de Montluc avant d'être envoyé le 6 janvier 1944 au camps de Royalleu de Compiègne nommé "Fronstalag 122" . Comme indiqué sur les documents de détention, l'ambassadeur de France envoya un courrier au préfet du Rhône demandant la conduite à tenir suite à l'arrestation de Sébastien, alors maire de Chamelet ( et agriculteur ). En effet, Aucun motif n'apparaît quand à son arrestation, ce qui a visiblement ennuyé les autorités Françaises de l'époque.

 

Le retour de courrier du préfet arrive visiblement trop tard car Sébastien est déjà déporté à Compiègne, il indique bien au verso qu'il n'était au courant d'aucun motif sur cette arrestation. On peut penser que les allemands n'ont pas attendu le retour d'instruction du préfet. Il fera ensuite parti des déportés du convoi du 17 janvier 1944 en partance pour le camp de BUCHENWALD. Déporté par le convoi dit des "6000" le 23 février 1944, de Buchenwald à Flossenburg, il sera affecté au camp central de FLOSSENBURG à la carrière, avant d'être tué le 18 avril 1944 (cf le T présent sur le registre de Flossenburg en face de son nom indiquant qu'il a été exécuté sur place).

Extrait du site:

"À partir de 1943, d’importants convois de déportés en provenance de Belgique, de Hollande et d’Italie arrivèrent à Flossenbürg. En février 1944, le premier grand convoi amena 700 détenus français de Buchenwald au camp de Flossenbürg. « Buchenwald, c’était l’enfer, je croyais que rien ne pourrait être pire pour un être humain, mais quand je suis arrivé à Flossenbürg, c’était encore pire », déclare Noël Cohard, l’un des survivants de ce convoi13. Après être passés par d’autres camps de concentration, souvent Buchenwald, mais aussi Auschwitz, plus de 5 000 prisonniers français furent incarcérés à Flossenbürg ou dans l’une de ses annexes à partir du printemps 1944. La plupart avaient été déportés pour faits de résistance (réels ou supposés) via un camp d’internement français. Pour presque tous, l’arrivée dans l’un des camps du réseau concentrationnaire de Flossenbürg était l’aboutissement d’un long calvaire les ayant conduits dans plusieurs lieux de détention."

ci dessous, à partir de 31m.45s et 41m35s. Documentaire précisant, par les anciens du maquis du camp desthieux de Chamelet (créé par Roger CHAVANET)  , l'interpellation de J.M Sonnery.

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